[Synthèse C&J] Les enfants victimes de violences intrafamiliales en Polynésie Française : Dynamiques, rôles et bilan prospectif

Publié le mercredi 21 juin 2023
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La Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (DPJJ) organise le 21 juin une présentation des travaux sur les violences intrafamiliales en Polynésie française de Lucile Hervouet (université de la Polynésie française – Maison des Sciences de l’Homme du Pacifique). A cette occasion, Citoyens & Justice vous propose une synthèse du précédent rapport, mené par Loïs Bastide, chercheur associé à la MSH-P et à l’université de Genève et Lucile Hervouet, post-doctorante à la MSH-P.

Cette enquête traite déjà des violences intrafamiliales sous le prisme des enfants, qu’ils en soient les victimes ou les auteurs. Une étude quantitative passionnante dont vous trouverez les principaux apports ci-après, et que nous compléterons dès parution des travaux soutenus par la DPJJ.

La synthèse du rapport (Citoyens & Justice)

 

Depuis 2018, la Maison des Sciences de l’Homme du Pacifique (MSH-P) a développé un programme de recherche sur les violences intrafamiliales.
C’est dans ce cadre que Loïs Bastide, chercheur associé à la MSH-P et à l’université de Genève et Lucile Hervouet, post-doctorante à la MSH-P, ont réalisé en 2021, une enquête quantitative dont les objectifs initiaux étaient de répondre à la fois à un besoin de connaissances scientifiques fondamentales mais aussi à la nécessité de développer une réponse institutionnelle plus adaptée.

En tout, ce sont 1 198 personnes qui ont été interrogées au travers d’un questionnaire en ligne sur leur vision de la violence, une violence approchée de façon scientifique (et non juridique) que les chercheurs ont classé sous 4 catégories : physique, morale, sexuelle, ainsi qu’une dernière catégorie sur le ressenti de choses subies et considérées comme “anormales” au sein de la famille.

L’intérêt était ici de comprendre l’articulation entre les violences physiques, sexuelles et morales. Il faut néanmoins souligner que l’échantillon des personnes interrogées n’est pas totalement représentatif de la société polynésienne. Le questionnaire ayant été diffusé dans les réseaux universitaires, les personnes faisant des études sont surreprésentées dans les répondants. Il en va de même pour les femmes, pour les jeunes et pour les urbains.

A l’inverse, les mineurs sont exclus de cette enquête (pour des raisons juridiques) et les personnes âgées ne sont que très peu représentées du fait de l’écart vis-à-vis des nouvelles technologies. Il en va de même pour les minorités de genre et les personnes résidant dans des foyers polynucléaires qui sont largement sous-représentées. Les chercheurs n’ont volontairement pas retravaillé leur échantillon de répondants. Il serait donc nécessaire de poursuivre ce type d’étude pour consolider le résultat de cette enquête.

 

Rapport "Violences intrafamiliales en Polynésie française : approche quantitative sociologique"

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