Égalité femmes-hommes - Le genre

Les masculinités

Les rapports de genre nous renvoient entre autres à ce qui distingue les hommes et les femmes socialement, et donc à l’identité masculine et féminine. Travailler sur la masculinité implique d’intégrer la notion d’égalité entre les femmes et les hommes dans une vision de transformation et de déconstruction des stéréotypes de genre.

La masculinité en tant qu’identité de genre n’est pas attribuée de façon biologique, mais est socialement et historiquement construite.

Qu'est-ce que la masculinité ?

Elle est influencée par des caractéristiques comme l’âge, l’origine ethnique, le statut socioprofessionnel, la religion, etc.

Elle varie selon les contextes sociaux et culturels et s’exprime différemment selon le lieu. Elle évolue dans le temps, et elle est donc en constante transformation.

La masculinité en tant qu’identité de genre n’est pas attribuée de façon biologique, mais est socialement et historiquement construite. La masculinité se construit en fonction de différents repères sociaux. Elle caractérise les hommes et les rôles qu’ils doivent occuper dans une société ou un groupe social, leur manière d’être, de vivre certaines expériences, de se comporter dans différentes situations, de s’inscrire dans un environnement, de vivre leurs émotions, etc.

les masculinités

La masculinité dominante ou hégémonique

La masculinité dite « dominante ou hégémonique » est associée aux attributs considérés comme caractéristiques dominantes chez les hommes, par exemple : la force physique, la maîtrise des émotions, l’agressivité, le courage, l’intelligence, le pouvoir, etc.

Ces traits ne sont toutefois pas exclusifs aux hommes, puisqu’on peut les retrouver aussi chez des femmes, mais prédominent dans la culture du masculin. L’adoption de certains comportements liés à la masculinité dominante est problématique, nuit aux conditions de vie et au bien-être des femmes mais aussi des hommes, ainsi qu’à l’adoption de rapports sains et égalitaires des hommes vis-à-vis des femmes.

Ainsi la masculinité, en tant que construction sociale, est l’ensemble des attributs, des comportements et des rôles associés aux hommes. Elle est une somme de construit socio-culturel qui ne repose pas sur des différences biologiques. La société, la culture fabriquent des attentes quant à ce qu’un homme doit être ou à la manière dont il doit se comporter. La masculinité est souvent associée à la force, à l’autonomie, au contrôle, à la compétitivité, etc.

En parallèle de ces attentes sociales, il est difficile d’accepter que les garçons et les hommes montrent leurs sentiments ou soient vulnérables. Cette image de la masculinité a un impact considérable sur la vie des garçons et des hommes et notamment dans les relations qu’ils établissent.

Une étude a été réalisée sur le sujet du coût de la virilité

 

Ces coûts englobent les dépenses directes pour la justice, la santé et les forces de l'ordre, ainsi que les coûts indirects liés à la souffrance, aux pertes matérielles et aux décès. Le total, proche de 100 milliards d'euros, est probablement sous-évalué en raison de la difficulté d'accéder à des données ventilées par sexe et de l'absence de prise en compte de nombreuses infractions non signalées.

 

"Le coût de la virilité: ce que la France économiserait si les hommes se comportaient comme les femmes", Lucile Peytavin, 2023.

le coût de la virilité

Favoriser les changements de mentalité
pour agir en faveur de l'égalité de genre

Un des piliers de l’UNESCO pour favoriser les changements de mentalités et agir en faveur de l’égalité de genre est de « mobiliser les hommes et les garçons pour favoriser un changement transformateur des attitudes et des comportements ».

Ce programme a examiné les normes du genre masculin et les a réparties en sept grandes catégories :

  • Un vrai homme est indépendant et autonome.
    Les hommes reçoivent le message qu’ils doivent compter principalement sur eux-mêmes lorsqu’il s’agit de leur santé physique et émotionnelle. Un vrai homme règle ses problèmes lui-même. Demander de l’aide est rapidement considéré comme une faiblesse.
  • Un vrai homme est fort.
    La force que l’on attend des hommes comporte deux volets : D’une part, il faut être prêt à défendre sa réputation, par la force physique ou la violence si nécessaire ; d’autre part, l’on attend également une sorte d’immunité émotionnelle. La vulnérabilité est perçue comme une faiblesse.
  • Un vrai homme est physiquement attirant.
    Les femmes ne sont pas les seules à devoir être toujours au top, la barre est également mise très haut pour les hommes dans ce domaine. Selon les attentes, il faut, d’une part, soigner son apparence - avoir une musculature suffisante et être habillé en suivant les dernières tendances - et, d’autre part, y parvenir sans y consacrer trop d’efforts ou d’attention.
  • Un vrai homme est celui qui ramène l’argent.
    Il existe une croyance persistante selon laquelle les tâches ménagères et les soins sont réservés aux femmes. Pour les hommes, le rôle le plus important dans la vie familiale est celui de chef de famille.
  • Un vrai homme est hétérosexuel.
    La norme pour les hommes est l’hétérosexualité. L’homosexualité nuit donc à votre masculinité. Les comportements qui mettent en doute la préférence sexuelle des hommes, comme le fait de serrer un ami masculin dans ses bras, sont socialement désapprouvés.  
  • Un vrai homme est hypersexuel.
    Un « vrai homme » ne doit pas seulement être ouvertement et sans ambiguïté hétérosexuel, il doit également être toujours prêt à avoir des relations sexuelles. Dire « non » au sexe n’est souvent pas une option ; en effet, il doit accumuler autant de conquêtes sexuelles que possible.  
  • Un vrai homme a recours à la violence si nécessaire.
    Les hommes sont censés recourir à la violence physique si nécessaire et ne pas fuir devant la provocation. 

Extrait de Heilman, B., Barker, G., and Harrison, A. (2017). The Man Box: A Study on Being a Young Man in the US, UK, and Mexico. Washington, DC and London: Equimundo and Unilever 

LE PROJET EQUIMUNDO

Equimundo est un projet, né au Brésil en 2002, un programme dont l’objectif est d’impliquer les garçons et les hommes dans le changement des normes associées à la masculinité qui alimentent les inégalités et la violence.

EN SAVOIR +

 

Cette masculinité dite toxique ou néfaste conduit souvent à des comportements destructeurs, telles que l’agressivité et l’incapacité à exprimer ses émotions de manière saine, ce qui a des conséquences négatives à la fois pour les hommes eux-mêmes et pour leur entourage.

Les lois visant l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que les recherches et l’évolution des sociétés démocratiques remettent en question cette construction traditionnelle de la masculinité. Des recherches scientifiques démontrent que cette vision restrictive peut entraver le développement personnel, les relations et le bien-être émotionnel des hommes.  

Masculinité et violence vs masculinité et égalité

LA QUESTION DES MASCULINITÉS DANS L'ACCOMPAGNEMENT SOCIO-JUDICIAIRE

 

La recherche et la promotion d’une identité masculine saine sont essentielles dans le cadre des missions en faveur de l’égalité des genres et qui ont toute leur place pendant les accompagnements socio-judiciaires.

 

Les visions étriquées, rétrogrades voire archaïques de la masculinité limitent non seulement les hommes dans leur expression, mais contribuent également aux inégalités entre les genres.

 

De fait, elles ont un lien évident avec de nombreux problèmes sociaux : la violence, la délinquance et la criminalité, allant des comportements à risque, à une mauvaise hygiène de vie, à la solitude et au suicide, ou aux formes de violences sur autrui pouvant aller jusqu’à l’anéantissement, en d’autres termes le meurtre ou l’assassinat.

La culture masculine utilise la violence, les hommes « doivent » être prêts à utiliser la violence : soit pour défendre les autres, soit pour renforcer leur position et leur identité.

Par conséquent, la violence joue un rôle central dans la vie de nombreux garçons et hommes. Et ce lien entre la violence et la masculinité a un impact non seulement sur le recours à la violence, mais également sur l’expérience de la violence, la formation de l’identité et la santé en général. Cette articulation entre violence et masculinité est exacerbée notamment pour les personnes en lien avec la justice, que ce soit du côté des victimes dans ce qu’elles ont subi, que du côté des auteurs dans l’agir de la violence. Ainsi, violence, masculinité et justice constituent une véritable problématique et un enjeu pour le secteur socio-judiciaire.

L’illustration de cette problématique se rejoue au cœur de la population carcérale, comme dans l’espace publique. En effet, les codes de virilité toxique créent une sorte de code d’honneur en prison où les mécanismes de domination et de violence sont à l’œuvre. Dans l’espace publique, l’illustration est celle des hommes et des garçons qui occupent plus l’espace par rapport aux femmes et aux filles, et qui ajouter à des stéréotypes de genre, va confronter les hommes à plus de contact et de contrôle avec la police. Les femmes et les filles vont être perçues comme plus innocentes, à la seule exception du vol à l’étalage dans les magasins.

Les magistrat.e.s peuvent également se prononcer en ayant intégré des biais de genre. Une étude néerlandaise (Boone, M. et Korf, D.J. (2010). Punishment of cocaine smugglers ; guidelines, judges, courts and the person of the offender, Journal of Criminology, 52(3) : 239-257) montre que les femmes ont été condamnées à des peines nettement moins lourdes que les hommes pour des faits similaires par des juges tant masculins que féminins. Le même constat s’applique, que les suspects soient autochtones ou étrangers.

Une étude belge identifie que malgré une population carcérale composée d’hommes à environ 90 à 95% (similaire dans le monde entier et en France), le milieu carcéral a rarement été « examiné sous une perspective sexospécifique ». Ce qui, selon cette étude Belge, représente une « lacune importante dans le travail avec les détenus ».

PERSPECTIVE SEXOSPÉCIFIQUE

 

Il s’agit d’étudier ou d’analyser comment le genre influence les rôles sociaux au sein de l’environnement carcéral, en tenant compte des déséquilibres structurels et historiques.

Pour certains hommes, la délinquance et la criminalité peuvent être une manière de démontrer qu’ils sont de « vrais hommes ». Dans les interactions sociales, selon l’âge et la classe sociale, les manifestations de la masculinité peuvent varier entre l’affiche d’un statut social, le rapport à l’argent, le rapport aux femmes, ou tout comportement masculin stéréotypé que l’on pourrait qualifier de « macho », « masculiniste » ou « viriliste ». La violence, la menace et l’humiliation sont alors les outils utilisés pour « gagner en prestige ». Ces codes sont des expressions d’une virilité exacerbée qui permet de jauger où se situer dans l’échelle de la masculinité. Il vaut mieux montrer que l’on domine plutôt qu’être dominé et/ou soumis.

Une façon de surjouer cette échelle de la masculinité va être associée à des prises de risques qui entraînent d’ailleurs des infractions à la législation. Par exemple, les infractions liées au Code de la route, excès de vitesse, non-respect des consignes de sécurité routière, mais également les actes de vandalisme ou violences sur autrui, qui peuvent se cumuler à une consommation excessive d’alcool ou de produits stupéfiants.

Dans la culture traditionnelle du masculin, le recours à la violence est encouragé et « légitimé ». La masculinité est souvent liée à la domination, au pouvoir, à la force, à la suprématie, à la compétition et à l’agressivité plutôt qu’à l’altruisme, l’empathie et à l’égalité. Ce qui crée des points de friction, de tension entre des normes masculines « traditionnelles » et ce qui est attendu actuellement des hommes dans la société notamment déclinée dans les lois qui prônent des valeurs d’égalité, de respect et de relations saines.

Extrait du projet M (Belgique)

Code de conduite
La masculinité exacerbée qu’affichent de nombreux détenus est également perceptible dans les règles non écrites qui s’appliquent en prison. Celles-ci exercent un impact majeur sur les rapports de force et la hiérarchie en prison. Ces règles non écrites peuvent être résumées comme suit : ne sois pas faible, n’affiche aucune vulnérabilité, ne montre pas d’émotions à l’exception de la colère, joue les durs et les forts, ne moucharde pas, garde tes distances avec le personnel, occupe-toi de tes affaires, tiens parole et règle tes problèmes toi-même. Cela revient à « sois un vrai homme », mais dans une version encore plus amplifiée que dans la société en dehors de la prison.

Lescrauwaet, J., Dedoncker K. (2024). Projet M. Guide d’intervention auprès des hommes incarcérés. Bruxelles : Asbl Zijn - Beweging tegen Geweld - MoveMen

Les masculinités démocratiques

De nouvelles formes de masculinités démocratiques apparaissent. Elles prônent l’égalité de genre, des paternités engagées et saines et pour certains hommes alliés du féminisme affirmant et se positionnant pour en finir avec les comportements de cette masculinité traditionnelle, violente et suprémaciste.

Les personnes qui se sentent libérées de la pression de se conformer à certaines normes en matière de masculinité ou de féminité peuvent mener une vie plus saine et plus épanouissante.

Cette capacité à interroger et à se détacher de normes de genre a des effets positifs sur la santé mentale et physique et sur les relations avec les autres.

Les études de genre illustrent la réduction des problèmes tels que la violence, la dépression et le suicide, et conduit à une société plus prospère, plus productive, plus juste et plus pacifique.

 

Selon le Conseil de l’Europe

« Il n’existe pas d’attentes universelles concernant la masculinité : au sein des sociétés, il y a des codes dominants qui exercent des pressions sur les hommes et créent des attentes à leur égard, avec des conséquences pour les femmes, les enfants et la société dans son ensemble. La masculinité varie selon les époques, les contextes socioculturels et au sein des groupes et des réseaux ; et les hommes expriment leur masculinité de façons diverses et parfois contradictoires.»

 

Les enjeux de construire de nouvelles formes de masculinités contemporaines et égalitaires reposent sur le fait de s’affranchir des schémas traditionnels. Quand les « vrais hommes » ne doivent pas montrer leurs vulnérabilités, leurs fragilités, il est compliqué pour eux de s’inscrire dans des relations authentiques, empathiques et sincères (que ce soit en amitié, en amour, en famille ou encore au travail). Pour se dépouiller des masques de la masculinité hégémonique, cela implique une force de caractère incroyable qui permet de sortir de la culture de masse, libéré de ce que les autres vont penser, pour oser être qui on veut.

 Les jeunes hommes expriment aussi
une propension plus forte à adhérer
aux stéréotypes de leur propre genre

 

chiffres du HCE sur les stéréotypes sexistes chez les jeunes

Chiffre extrait du rapport sur le sexisme du HCE

 

Oser être sensible, quand les codes de la virilité impose d’être fort et de ne pas montrer ses sentiments, relève probablement d’un grand défi pour de nombreux hommes. Et pourtant être ému, en tant qu’homme, en pleurant lors d’un exploit sportif (une finale gagnée, une coupe, une médaille), est communément admis ; par contre pleurer à la naissance de son enfant, lors du décès d’un animal de compagnie, lors de la perte d’un emploi, lors d’une confrontation à une déception ou à une frustration est perçu comme une marque de faiblesse.

Peut être que ces nouvelles masculinités contemporaines et égalitaires, connectées à leurs émotions seront plus enclines à identifier celles des autres et donc plus empruntes d’empathie, de solidarité et d’entraide. Si les stéréotypes de la virilité toxique ont la vie dure, que risquent ces hommes à oser d’autres formes de masculinités démocratiques ?

Éric Macé, professeur de sociologie et responsable scientifique de la recherche GENVIPART, aborde notamment la question des masculinités et de la violence masculine dans la recherche "Violences de genre, violences intrafamiliales : une recherche systémique au service des pratiques", permettant de comprendre les mécanismes et l'origine de cette violence.

EN SAVOIR +

 

Qu'est-ce que le masculinisme ?

masculinisme

 

Le masculinisme est un courant de pensée qui promeut la domination masculine et prône une position antiféministe.

 

Le discours masculiniste fait l’apologie de la suprématie des hommes sur les femmes et s’inscrit en opposition avec les principes d’égalité, pour promouvoir des droits et des intérêts supérieurs aux hommes par rapport à ceux des femmes. Le masculinisme s'appuie par ailleurs sur des logiques sexistes afin de promouvoir ces idées.

En cela, le féminisme et le masculinisme sont littéralement différents dans leur objet : le féminisme s’inscrit dans la recherche d’une société égalitaire, plus juste et humaniste, dans laquelle les rapports de genre sont apaisés.

Ce mouvement social peut être qualifié de conservateur et réactionnaire. Le journal le Monde a introduit un article sur le sujet comme suit : « Ce contre-mouvement au féminisme s’appuie sur le mythe d’une « crise de la masculinité » pour défendre le modèle inégalitaire des rapports entre les femmes et les hommes. »

 

Voir le documentaire "Les Mascus" sur France TV

 

Les masculinistes utilisent de nombreuses stratégies pour tenter de maintenir un contrôle des femmes et de leurs corps. Les masculinistes vont utiliser des stratagèmes pour persuader les hommes qu’ils ont perdu leur pouvoir sur les femmes, arguant qu’elles veulent à leur tour les dominer.

Il y a quelques années, une des manifestations du masculinisme provenait de la part de pères séparés et divorcés. Ils contestaient la perception automatique des pensions alimentaires, estimaient qu'ils étaient désavantagés sur la question de la garde des enfants car les juges étaient « vendus aux féministes », que les femmes dénonçaient des violences inexistantes pour obtenir la garde… On retrouve ici le lien avec le syndrome d’aliénation parentale.

Depuis quelques années, les communautés masculinistes se sont grandement déplacées sur les réseaux sociaux, et constituent ce qu'on appelle la "manosphère". Ces communautés d'hommes en ligne portent plusieurs noms (Incels, coachs en séduction, mâles alpha, etc.). Ils ont développé des champs d'intérêt satellites, avec parfois des visions différentes du rôle des femmes. Ces influenceurs masculinistes vendent du rêve pour des hommes de tous les âges, mal dans leur peau ou anxieux pour leur avenir (plaire aux femmes, réussite sociale, peur de vieillir, etc.).

Au travers de véritables programmes de re-virilisation, de coaching payant ou de vidéos d’influenceurs, ces coachs en séduction et autres utilisent le féminisme et les femmes comme bouc émissaire de leur malheur. Il suffit de reprendre en main leur vie, de devenir un « vrai homme » qui sait comment traiter les femmes et de revenir à une vision traditionnelle du couple et de la famille pour être heureux.

Le masculinisme contemporain s'appuie sur l'idée conservatrice que les hommes souffrent à cause des femmes et des féministes, parce que la société serait trop féminisée et que les femmes y prendraient trop de place.

Selon la sociologue québécoise Mélissa Blais, l'adhésion d'une minorité grandissante de jeunes hommes aux idées masculinistes serait la preuve que le féminisme est populaire et gagne du terrain : "L'antiféminisme n'est pas nouveau : à chaque période de l'histoire, il y a eu des oppositions aux luttes féministes. C'est le propre d'un contre-mouvement : il s'est adapté aux avancées du féminisme pour continuer à être audible."

Il semble important de rappeler que ce qui est visé dans l’égalité entre les femmes et les hommes, c’est bien la notion d’égalité, avec la liberté d’être toutes et tous différents. Le projet d’une société égalitaire n’est en aucun cas celui d’une domination des femmes sur les hommes. Il s’agit, dans les politiques d’égalité, de rendre visible les inégalités, les discriminations et les violences, de les dénoncer afin de légiférer pour résoudre cette situation structurelle inégalitaire, violente et hiérarchisante.

Les courants masculinistes vont s’organiser dans toutes les strates de la société, en politique, en économie, en communication, dans la culture, dans l’éducation pour faire passer le message de renoncer aux principes d’égalité entre les femmes et les hommes, et de revenir à un modèle patriarcal, d’homme dominant. Souvent ces courants s’inscrivent dans une forme de violences intersectionnelles, car ils ne s’arrêtent pas au genre, ils s’inscrivent plus largement dans un courant de pensée suprémaciste blanc méritocratique. La haine de la différence, la hiérarchisation des peuples et des classes sociales vont donc également de pair.

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