Le collectif comme clé de voûte du changement
COMPOSITION DU GROUPE ET DÉROULÉ
Le principe du collectif est la clef de voûte de ce type de dispositif.
Le groupe est alors composé d’une dizaine d’auteurs de violences conjugales (en parcours judiciaire ou non) et en général de deux animateur.trice.s (idéalement une femme et un homme, des psychologues et/ou des travailleurs sociaux). Le groupe est utilisé comme dynamique, puisque les auteurs participent de manière très active aux échanges. Le cadre délimite les règles afin de créer un espace de confiance pour s’exprimer librement, en évitant tout jugement, et en parlant à partir de soi (l’emploi du « je » est favorisé). Evidemment le respect des horaires, des animateur.trice.s, des autres participants est un incontournable dans la mise en place de ces groupes.
Le groupe a comme fonction plurielle d’être un lieu d’expression, de confrontation, d’élaboration et d’écoute sur le sujet des violences conjugales. L’effet miroir opère quand celui qui écoute trouve un écho de son expérience en écoutant celui qui s’exprime.
La fonction de pair est essentielle dans ce dispositif. La régulation et la confrontation « bienveillante » se retrouve être souvent être au cœur des échanges entre les participants, sous le regard aguerri des professionnel.le.s en charge de l’animation. Il ne s’agit pas de créer un entre soi viriliste qui conforte et banalise les violences faites aux femmes, mais bien d’aider à la prise de conscience des actes et des conséquences des violences afin de les reconnaitre.

Ces groupes peuvent également permettre d’évoquer des souffrances, des impuissances et des vulnérabilités, trop souvent cachées dans un souci de correspondre à une masculinité apprise et représentée, où celles-ci ne peuvent pas s’exprimer. Ils permettent enfin d’élaborer des stratégies pour faire le choix de la non-violence. Ces expériences de groupe permettent de vivre l’altérité et le semblable, d’oser parler de sa violence, de la reconnaitre et de saisir l’impact des normes sociales tout autant que l’impact de sa trajectoire de vie dans les logiques à l’œuvre.
Le groupe de responsabilisation s’efforce d’intégrer et de comprendre les facteurs qui influencent la manière dont un auteur peut assumer la responsabilité de sa violence et désapprendre ce comportement à un niveau individuel à partir de la dimension collective, encouragée par ses pairs. La violence est présentée comme un comportement abusif, de sorte à encourager la création de relations fondées sur le respect et les notions d’égalité.
L'avis de la fédération
La fédération Citoyens & Justice encourage un travail de groupe qui intègre une perspective genrée. La violence est présentée en lien avec les inégalités structurelles et les relations de pouvoir entre les hommes et les femmes, ainsi qu’avec les constructions historiques et sociales sous-jacentes de la masculinité et de la féminité.
Les méthodes développées sont utilisées dans des contextes collectifs et individuels pour encourager, faciliter et modéliser le changement.
En ce sens les discours de déni, de justification, d’excuses ou de rejet de la faute sur les autres ou sur les circonstances sont respectueusement contestés et déconstruits, une confrontation bienveillante est à l’œuvre. Cette phase du processus s’appuie sur le développement de nouvelles habilités relationnelles, égalitaires, sociales et affectives pour ces personnes.
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