Retour sur la mobilisation nationale des métiers de l'humain #Quiprendsoindenous
Publié le jeudi 29 septembre 2022Le 28 septembre, des milliers de professionnel(le)s des métiers de l’humain se sont mobilisé(e)s pour défendre leurs métiers et poser cette question : #QuiPrendSoinDeNous? Les associations adhérentes à Citoyens & Justice ont participé, partout en France, à ces mobilisations.
Les fédérations et associations des métiers du soin et de l'accompagnement mobilisées lors de cette journée faisaient valoir le manque de reconnaissance et de soutien de la part des pouvoirs publics.
Les trois revendications principales étaient :
- L’égalité de traitement entre le secteur public et le secteur privé non lucratif, notamment en termes de rémunération et la mise en œuvre des différents « Ségur»,
- L’extension du Ségur à tous les métiers quelle que soit la structure,
- La compensation de la perte du pouvoir d’achat due à l’inflation.
A Paris, pour la mobilisation nationale, Aurélie EL HASSAK-MARZORATI et Samantha Enderlin, respectivement directrices générales du CASP et de l’APCARS, sont intervenues au nom de Citoyens & Justice pour porter la parole notamment du secteur socio-judiciaire et des intervenant(e)s socio-judiciaires.


Elles ont rappelé que "nos services sociaux d’intérêt général exercent des missions d’accompagnement, d’hébergement, d’investigation et de pacification des conflits, auprès des auteurs et des victimes d’infraction, majeurs comme mineurs, en milieu ouvert comme au sein des établissements pénitentiaires.
Nous concourrons aux politiques publiques de prévention de la récidive et de réinsertion sociale, comme d’individualisation des peines. Nous contribuons ainsi au maintien de la sécurité publique.
Notre secteur associatif assure plus de 100 000 mesures tous les ans. Nous mettons en œuvre, par exemple, 75 % des contrôles judiciaires prononcés avant procès.
Nous actualisons sans cesse nos savoirs et étendons fréquemment nos missions. Nous sommes aujourd’hui très mobilisés dans la lutte contre les violences conjugales.
Nos publics sont de plus en plus vulnérables et sensibles, notamment au regard de la santé mentale et de leur désocialisation.
Nos intervenant(e)s peuvent être travailleuses sociales et travailleurs sociaux, juristes, ou encore psychologues de formation.
Parce qu’elles et ils accompagnent quotidiennement des personnes en grande difficulté sociale, les intervenant(e)s socio-judiciaires font partie des professionnel(le)s identifié(e)s lors de la Conférence des métiers de l'accompagnement social et médico-social comme devant bénéficier des revalorisations salariales.
Aussi, il serait incompréhensible qu’elles et ils ne puissent pas bénéficier des 183 € mensuels annoncés par le Premier ministre de l’époque".
Et de conclure : " Dans ce cadre, nous comptons sur l’État pour prendre en compte la situation de tou(te)s les intervenant(e)s socio-judiciaires au contact des publics Justice en situation de précarité, en détention et en milieu ouvert".
La mobilisation continue pour les exclus du Segur car il est indispensable que nous prenions soin de celles et ceux qui prennent soin des autres !





