VIFFIL - Ressources documentaires (mai - juin 2021)
Publié le jeudi 08 juillet 2021Nouvelles Ressources Documentaires
Mai - Juin 2021

DELACOTE Joëlle, La lutte contre les violences conjugales : Un combat citoyen - Paris : ANAS, 2021. - 80 p. - (Revue Française de Service Social; n°280)
Résumé : Les violences conjugales restent, en 2020, une grande préoccupation des pouvoirs publics, ainsi que des institutions et des acteurs relevant du secteur social.
Ces violences existent depuis des siècles, dans tous les milieux et quels que soient la culture mais aussi le statut du couple et de la famille. Comment faire face à cette problématique ? Quel accompagnement est proposé aux victimes ?
Ce dossier structuré en deux parties tente de répondre à ces questions.
La première partie s’ouvre sur la présentation du cadre coercitif mais aussi préventif élaboré par le gouvernement français, notamment les dernières mesures mises en place qui datent de 2019 et 2020. Le développement de six idées reçues sur les violences conjugales est ensuite l’occasion de définir des limites pour appréhender ce phénomène. Puis un retour historique sur la médiatisation en France des violences faites aux femmes est proposé, avant un éclairage sur le cas de l’Espagne, dont la politique sociale, engagée, a devancé celle de la France.
Dans la deuxième partie, l’accompagnement social déployé fait l’objet d’une certaine critique. Malgré des difficultés d’approche, les institutions et les services relevant du secteur social mettent en œuvre les mesures de protection et de prévention définies, ainsi que l’accompagnement qui les sous-tend. Toutefois, les méthodes appliquées interpellent parfois. Les travailleurs sociaux, entre autres ceux des Maisons des femmes ou encore de l’association SOS Seine-Saint-Denis, essaient d’innover, se donnant pour objectif premier de rendre ces femmes autonomes et actrices de leur situation avec des potentiels pour agir. Leur second objectif est de créer un cadre de mieux-être pour elles-mêmes et pour leurs enfants.
PUECH Laurent, Penser les violences faites aux femmes par des aidant·e·s - Paris : ANAS, 2021. - p.28-38. - (Revue Française de Service Social; n°280)
Résumé : L'engagement contre les violences faites aux femmes est devenu un sujet de mobilisation majeur. Il implique des acteurs à tous les niveaux de la société, dont les travailleurs sociaux, depuis longtemps investis dans ce combat. Si la violence faite aux femmes de la part de leur conjoint est souvent la partie la plus mise en lumière de ces atteintes, celle que produisent les aidant·e·s l'est beaucoup moins. Il s'agit ici d'en montrer l'importance, ainsi que la nécessité de travailler les pratiques professionnelles pour qu'elles n'ajoutent pas une violence de plus à celles déjà subies par des femmes.
Disponible : https://www.anas.fr/attachment/2117330/
CHARRUAULT Amélie, L'empreinte des violences familiales sur l'entrée dans la vie adulte des jeunes : Analyse démographique des trajectoires - Paris : Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP), Avril 2021 - 52 p.
Résumé : En s’appuyant sur un échantillon de plus de 5 500 femmes et hommes âgé·e·s de 20 à 34 ans ayant répondu à l’enquête statistique VIRAGE, réalisée en population générale dans l’Hexagone en 2015, cette recherche révèle tout d’abord l’importance des violences familiales : environ 18 % des jeunes femmes et 15 % des jeunes hommes déclarent des violences subies avant 18 ans dans la famille et son entourage. Mais derrière ces chiffres se cache une hétérogénéité des situations de violences. Les filles et les garçons ayant cumulé des violences psychologiques et physiques, et les filles principales victimes des violences sexuelles, ont plus souvent vécu dans une atmosphère familiale dégradée.
Cette recherche explore ensuite cinq étapes constitutives du passage à l’âge adulte selon l’expérience en matière de violences familiales : la sortie du système scolaire, l’insertion sur le marché de l’emploi, le départ de chez les parents, l’entrée dans la sexualité et la naissance du premier enfant. L’analyse des données montre que le cumul des formes de violences ou la survenue de violences sexuelles dans l’enfance (pour les femmes) accélère et rend plus précoce l’autonomisation résidentielle pour les deux sexes et le premier rapport sexuel pour les femmes. En revanche, l’épreuve des violences ne perturbe pas autant que nous pourrions l’imaginer les trajectoires scolaires, professionnelles et l’entrée en parentalité, qui sont davantage déterminées par d’autres facteurs (origine sociale, niveau d’études, lien à la migration, etc.).
Mission conjointe d'inspection de fonctionnement sur les faits survenus à HAYANGE dans la nuit du 23 au 24 mai 2021 mettant en cause X : Rapport définitif / Inspection Générale de la Justice, Inspection générale de l'administration - Paris : Ministère de la justice, Juin 2021. - 34 p.
Résumé : Dans son rapport rendu public le 2 juillet, la mission d’inspection mise en œuvre après le féminicide de Hayange, dans le Grand Est, estime que les conseils départementaux ne participent pas assez au repérage des signaux de violences conjugales. Elle recommande également de sécuriser les financements des associations.
Rapport d’activité 2020-2021 du Comité national de l’ordonnance de protection / Comité national de l’ordonnance de protection - Paris : Ministère de la justice, 2021 - 40 p.
Résumé : Ce premier rapport du comité national de l'ordonnance de protection (CNOP) est le résultat d’un an de travail de l’ensemble de ses membres et de réflexions collectives pour améliorer la situation sur le terrain et protéger de mieux en mieux les victimes de violences conjugales.
L’ordonnance de protection est la première marche de protection pour les femmes victimes, car elle peut être déposée sans plainte. Il est important de préciser qu'elle n’a pas pour objet la condamnation de l’auteur, mais la protection de la victime. Il s’agit d’appliquer le principe de précaution. La loi du 28 décembre 2019 a renforcé l’effet de l’ordonnance de protection, en prévoyant qu’elle soit prononcée dans un délai de six jours à compter de l’ordonnance de fixation de la date d’audience.
Malgré les nouvelles dispositions protectrices des victimes, l’ordonnance de protection demeure néanmoins encore trop méconnue et insuffisamment sollicitée. La nécessité d’avoir un comité pluridisciplinaire au niveau national s’est alors imposée, notamment pour relever les éventuelles difficultés de mise en œuvre et d’émettre des suggestions susceptibles d'améliorer la diffusion de l’ordonnance de protection.
La hausse exponentielle en deux ans des demandes d’ordonnances ainsi que l’accroissement sensible du taux d’acceptation de celles-ci semblent augurer l’efficacité du CNOP. À l’issue de cette première année, huit préconisations sont formulées par le CNOP qui expose aussi les futures pistes de travail qui seront les siennes au cours des mois à venir.





