VIFFIL - Ressources documentaires (Mars Avril 2021)
Publié le mercredi 28 avril 2021Nouvelles Ressources Documentaires
Mars - Avril 2021

IFOP, SOLIDARITE FEMMES, Enquête auprès des femmes victimes de violences conjugales durant le confinement - Paris : Fédération Nationale Solidarité Femmes, Novembre 2020 - 38 p.
Résumé: Pour les associations du réseau Solidarité Femmes, le premier confinement a marqué une augmentation des sollicitations, et des situations plus anxiogènes, plus urgentes. Ce ressenti est objectivé par l’enquête flash menée par l’Ifop pour le compte de la fédération, pour laquelle 12 139 personnes ont été interrogées. Au terme de ce sondage, on découvre que 9% des femmes disent avoir été victimes de violences conjugales. Pour 30% d’entre elles, les violences ont débuté pendant le confinement. On retiendra plusieurs données frappantes :
- 1 femme sur 10 a été victime de violences conjugales pendant le confinement, et pour le tiers d'entre elles, cela a démarré pendant le confinement
- 1 victime sur 2 n'ose pas en parler à un.e proche et malheureusement même deux femmes sur trois dans les zones périurbaines
- 1 victime sur 10 seulement va porter plainte
- L’absence de réaction peut s’expliquer par la difficulté de quitter le domicile avec des enfants : 24% des victimes sont mères et subissent des pertes de ressources liées aux violences
- 1 femme sur 3 ne voit aucune issue aux violences dont elle est victime...
- ... et sans surprise, presque une femme retraitée sur deux
- 20% des victimes ont craint pour leur vie, 21% ont rencontré des difficultés professionnelles, et 26% ont subi des problèmes de santé liés aux violences.
Disponible : https://www.solidaritefemmes.org/upload/FNSF-IFOP-2021.pdf
Décret n° 2021-364 du 31 mars 2021 relatif aux modalités de remise des certificats médicaux aux victimes de violences
Résumé : Le décret précise les modalités selon lesquelles les personnes victimes de violences conjugales peuvent obtenir la remise d’une copie du certificat médical qui constate leur état de santé. Principale nouveauté apportée par le décret : la remise d’une copie du certificat médical ne peut se faire que sur demande de la victime, qui est informée de ce droit au moment du dépôt de plainte ou lors de son audition par les enquêteurs.
La copie peut être adressée par tout moyen, y compris par voie électronique. Cependant, l’envoi par courrier n’est pas possible si la victime réside à la même adresse que la personne qui fait l’objet de son dépôt de plainte.
La victime peut exprimer sa demande de copie du certificat au médecin qui l’examine. Elle peut également l’exprimer à tous les moments de la procédure pénale : lors du dépôt de plainte, d’une audition ou d’une confrontation. Si le service enquêteur ou le médecin n’a toujours pas remis la copie du certificat, la victime devra la demander, selon les cas, au procureur de la République, au juge d’instruction ou au greffe de la juridiction de jugement.
Disponible : https://www.legifrance.gouv.fr/download/pdf?id=ldfuwxkMUjizT4kHO04ncZGWR-gJjcV3gUqru_D4Gbk=
COUTANCEAU Roland, SALMONA, Muriel, Violences conjugales et famille - Paris : Edition Dunod, 2021 - 288 p.
Résumé : En France, comme dans tous les pays démocratiques, l'émergence de la thématique de la violence conjugale a connu trois mouvements successifs dans son développement : la reconnaissance des victimes, l'intérêt pour la prise en charge des auteurs et la sensibilité aux enfants exposés à la violence. Il s'agit de distinguer les situations donnant lieu à séparation et celles où le couple poursuit une vie commune.
Les différentes prises en charge sont présentées en précisant les indications de l'accompagnement familial. En contrepoint, est exposé un regard en fonction de la culture, après avoir rappelé les éléments statistiques, les repérages législatifs et leur évolution. Ce livre propose d'éclairer ces trois aspects - victimes, auteurs, enfants exposés -, pour répondre à des questions que chacun se pose : pourquoi un si long silence ? Quel accompagnement après le dévoilement ? Au-delà du suivi individuel, quelles indications pour la prise en charge du couple et de la famille ? Cet ouvrage est conçu avec un esprit d'ouverture, sans préjugés dogmatiques, pour aider professionnels et proches à mieux accompagner et prévenir.
JAMOULLE Pascale, Je n'existais plus - Les mondes de l'emprise et de la déprise – Paris : Edition La Découverte, 2021 - 256 p.
Résumé : " Je n'existais plus. " Cette phrase, Pascale Jamoulle l'a entendue à de multiples reprises lors de l'enquête de terrain qu'elle a menée, pendant sept ans, pour mieux cerner et comprendre ce fait social contemporain qu'est l'emprise. Prononcés par des personnes qui se sont longtemps tues, ces mots en résument les effets d'anéantissement et de dépersonnalisation. Auparavant libres de penser et d'exister par elles-mêmes, elles sont devenues dépendantes d'un prédateur ou d'un système prédateur, charismatique.
En les piégeant, celui-ci s'est approprié graduellement différentes dimensions (physiques, mentales, socioéconomiques, symboliques...) de leur existence. Cet ouvrage explore et cherche à élucider les systèmes d'emprise, les passages d'une emprise à une autre, ainsi que les dynamiques d'émancipation qui permettent de s'en libérer. Il croise les lieux d'investigation (le couple, la famille, le soin, le travail, l'économie souterraine) et les récits de personnes touchées.
Il pose en particulier cette question anthropologique : les systèmes d'emprise ont-ils la même structure, d'un terrain à l'autre ? Les processus lents et progressifs de la déprise sont-ils similaires ?
ROME Isabelle, MARTINENT Éric, L'emprise et les violences au sein du couple – Paris : Edition Dalloz-Sirey, 2021 - 309 p.
Résumé : L'emprise amoureuse qu'exprime le romantisme ou les traités de séduction, l'emprise joyeuse ou les liens d'attachements réciproques ne sont malheureusement pas son objet. C'est de l'emprise sociale et interpersonnelle dont il s'agit.
De celle qui empêche d'être soi, détruit l'estime de soi et aliènent jusqu'à la perte de soi. Une grammaire qui se conçoit dans une anthropologie des violences physiques et psychologiques dont les femmes sont les premières victimes. Longtemps considérées comme étant du ressort de la sphère privée et de l'ordre de l'intime, ces violences sont actuellement l'objet d'une prise de conscience collective et sont devenues tout à la fois des questions d'ordre public, de justice et d'éducation.
Elles engagent à la mise en place de nouvelles interventions sociales pour que les personnes qui en sont victimes puissent être mises en sécurité et sécurisées. Ce sont toutes les implications des nouveaux dispositifs juridiques et des nouvelles politiques publiques à la suite du Grenelle des violences conjugales que ce livre analyse. Celle-ci est inter disciplinaire, inter professionnelle et intègre les réflexions de la société civile et des associations.
Loin d'une lecture strictement institutionnelle elle a pour vocation d'institutionnaliser de nouvelles pratiques et de nouveaux engagements pour que le droit et la justice soient deux vecteurs de lutte efficaces concernant les violences au sein du couple.
FRATTINI Fiona, Les victimes de violences sexuelles à caractère incestueux - Paris : Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales, Décembre 2020 - 4 p. - (La Note; n°57)
Résumé : Selon les données du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), entre 2016 et 2018, 4 341 personnes ont été victimes de violences sexuelles incestueuses (atteintes, agressions et viols) en France et ont été enregistrées comme telles par les services de police et les unités de gendarmerie. Il s’agissait plus précisément d’agressions sexuelles pour 65 % d’entre elles, soit 2 808 victimes.
Les femmes représentent 77 % des victimes. Les enfants de moins de 4 ans représentent 50 % des victimes de violences sexuelles incestueuses (soit 2 272).
Notons également que les faits ont été commis au mois de janvier pour 22 % des victimes et le vendredi pour 21 % des victimes. Pour 40 % des victimes, ces violences sexuelles incestueuses ont eu lieu dans des unités urbaines de plus de 50 000 habitants. Parmi les victimes pour lesquelles les lieux ont été renseignés, il s’agissait d’une habitation individuelle ou collective pour 88 % d’entre elles.
Les régions ultramarines présentent le taux de victimes de violences sexuelles incestueuses le plus élevé avec 3,7 pour 100 000 d’habitants alors que le taux moyen est de 2,3.
Sur la période 2016-2018, 6 737 personnes ont été mises en cause pour des violences sexuelles incestueuses.
Ces personnes étaient majoritairement des hommes (95 %) et âgées de 36 à 45 ans (30 %)
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