VIFFIL - Ressources documentaires novembre/décembre 2019

Publié le mercredi 18 décembre 2019
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Nouvelles Ressources Documentaires - Novembre/ Décembre 2019

 

INSPECTION GENERALE DE LA JUSTICE, Mission sur les homicides conjugaux - Paris : Ministère de la Justice, 2019 - 36 p.

 

Résumé : L’inspection générale de la justice a rendu son rapport sur les homicides conjugaux à la Ministre de la Justice ce 17 novembre 2019. Ce rapport permet d’établir des facteurs récurrents présents dans la majorité des 88 dossiers criminels étudiés : antécédents de violences et a fortiori de violences conjugales de l‘auteur ; alcoolisme et dépendance aux produits stupéfiants de l’auteur et/ou de la victime ; inactivité professionnelle de l’auteur et/ou de la victime ; isolement social ou familial de la victime ou du couple ; maladies psychiatriques, fragilités psychologiques et pathologies neurologiques de l’auteur ou de la victime. L’inspection constate que les faits sont principalement commis au moment de la séparation du couple ou de l’annonce de celle-ci, que près des deux tiers des victimes avaient subi des violences conjugales antérieurement à l’homicide. 35 % d’entre elles n’avaient jamais été dénoncées alors qu’elles étaient connues de l’entourage et 65 %, dénoncées aux forces de police. Des faiblesses dans le repérage et le traitement des violences conjugales ont été repérées : un signalement par les professionnels de santé insuffisant, un suivi non systématique de faits de violences antérieurs aux agissements criminels trop souvent traités en « mains courantes » et non en procès-verbaux non transmis au parquet, une insuffisance dans le traitement transversal des faits de violences conjugales entre les différents acteurs qui en sont saisis, un suivi des auteurs condamnés pour violences conjugales insuffisant. Enfin, l’inspection estime qu’un effort particulier sur le suivi des faits de violences conjugales, sur les retours d’expérience et sur la prise en charge par les parquets doit être impulsé. L’inspection propose 24 recommandations précises pour améliorer les dispositifs notamment dans la prise en compte en amont des faits de violences, dans le retour d’expérience et le suivi des auteurs condamnés pour des faits antérieurs aux faits criminels. 

 

HAUPHANT Nathalie, Violences conjugales : des annonces attendues et la déception – Actualités Sociales Hebdomadaires, n°3136, 29 novembre 2019 – pp.14-15

 

Résumé : Le 25 novembre, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé de nouvelles mesures pour lutter contre les violences conjugales à l’occasion de la clôture du Grenelle sur le sujet. Une politique publique qui s’organise autour de trois axes : la prévention, la protection des victimes et la prise en charge des auteurs pour lutter contre la récidive.

 

 

COIPEAULT Gwendoline,  Féminicides : arrêtez de nous tuer - Paris : Clara Magazine, 2019 - pp.11-18

 

Résumé : Clara-Magazine donne la parole à celles et ceux qui ont vu et vécu le système de l'intérieur et répondent avec nous à cette question douloureuse : à quel moment notre pays a-t-il failli aux femmes victimes de violences, et comment y remédier ? La parole est donnée à des actrices et acteurs engagé(e)s dans la lutte contre les féminicides (Michel DE SOUSA, de France Victimes - Shirley TONG, de Femmes sourdes citoyennes et Solidaires - Lilia MIHSEN, avocate - Sabien SALMON, de Femmes Solidaires - Valérie BAYON, assistante sociale).

 

HAUTE AUTORITE DE SANTE, Repérage des femmes victimes de violences au sein du couple : recommandation et bonne pratique- Méthode, Recommandations pour la pratique clinique - Saint Denis La Plaine : Haute Autorité de Santé, 2019 - 53 p.

 

Résumé : Cette recommandation de bonne pratique concerne le repérage des femmes victimes de violences au sein du couple, par les professionnels de santé, ainsi que la prise en charge initiale et l’orientation des victimes, incluant les enfants exposés qui sont aussi victimes de cette violence. Les objectifs sont de :

  • renforcer l’implication des professionnels de santé dans la lutte contre les violences faites aux femmes;
  • favoriser le repérage des femmes victimes de violences au sein du couple;
  • faciliter la coordination entre professionnels concernés.

 

 

Direction des affaires civiles et du Sceau, Guide pratique de l'ordonnance de protection - Paris : Ministère de la justice, 2019. - 88 p.

 

Résumé : Ce guide pratique s’adresse à tous les acteurs concernés par la lutte contre les violences conjugales. Il a pour objectif de mieux faire connaître le dispositif de l’ordonnance de protection, d’apporter des solutions à des difficultés régulièrement rencontrées sur le terrain, et d’inviter à une plus large utilisation de ce dispositif civil.

 

Groupe d’experts sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (GREVIO) - Rapport d’évaluation du GREVIO - France sur les mesures d’ordre législatif et autres donnant effet aux dispositions de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul) - Strasbourg : Conseil de l'Europe, 2019 - 108 p.

Résumé : Ce rapport contient une analyse globale de la mise en œuvre des dispositions de la Convention d’Istanbul et fait plusieurs recommandations stratégiques afin d’améliorer les dispositifs français. Il priorise notamment les points suivants :

  1. Réexaminer la législation et les pratiques judiciaires, en particulier la pratique de la correctionnalisation qui permet de requalifier le crime de viol en délit d’agression sexuelle, et fonder la définition des violences sexuelles sur l’absence de libre consentement de la victime, en conformité avec l’article 36, paragraphe1 de la convention d’Istanbul.
  2. Mettre en place de manière urgente des centres d’aide d’urgence pour les victimes de viols et de violences sexuelles et développer les dispositifs d’hébergements spécialisés destinés aux femmes victimes de violences en reconnaissant que seul un hébergement dans des structures dédiées non mixtes et spécialisées est à même de satisfaire aux prérequis de la convention. 
  3. Entamer un processus de révision du système des ordonnances de protection afin d’en permettre un usage plus systématique.
  4. Mieux prendre en compte l’intérêt et la sécurité de l’enfant, en améliorant notamment l’application des dispositions légales sur le retrait de l’autorité parentale du parent violent et l’exercice exclusif de l’autorité parentale du parent victime, y compris dans le cadre de l’ordonnance de protection.
  5. Harmoniser les conditions et les critères applicables pour la délivrance d’un permis de résidence autonome pour les femmes étrangères victimes de violences.
  6. Accroître le budget dédié à la prévention et la lutte contre les violences et soutenir davantage l’action des associations spécialisées.
  7. Poursuivre le soutien aux travaux de l’organe d’évaluation des politiques en matière de violences faites aux femmes (le HCE) et lui allouer les moyens humains et financiers nécessaires au développement de sa mission.

 

 

HELIE Sonia, CLEMENT Marie-Eve - Effets à court et à long terme de la maltraitance infantile sur le développement de la personne - Saint-Maurice : Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 2019 - pp.520-525.

 

Résumé : Qu'elle se manifeste sous forme d'actes de nature physique (abus physique) ou psychologique (maltraitance psychologique, exposition à la violence conjugale) ou d'omission de réponse aux besoins des enfants (négligence), la maltraitance touche de nombreux enfants chaque année. La communauté scientifique, de même que l'Organisation mondiale de la santé, reconnaissent d'ailleurs désormais cette problématique comme un sérieux problème de santé publique. Les conséquences qu'elle entraîne sur le développement de la personne sont importantes et de plus en plus documentées de manière longitudinale. Cet article présente un survol des connaissances sur les conséquences à court et à long termes de la maltraitance envers les enfants. Plus précisément, les conséquences sur les plans socio-affectif, physique, neurobiologique et cognitif sont abordées. Sont également discutés les impacts de la maltraitance selon leur chronicité et leur cooccurrence. L'article conclut sur l'importance d'agir en amont le plus tôt possible pour contrer cette problématique.

 

 

CHARIOT  Patrick, VIGARELLO Georges -  Le viol conjugal - Paris : Ed CNRS, 2019 - 238 p.

 

Résumé : Depuis la loi du 4 avril 2006, le code pénal reconnaît le viol entre conjoints comme un viol aggravé. Pourtant, les victimes portent rarement plainte et lorsqu’elles le font, les affaires sont souvent jugées, non pas en cour d’assises comme tous les crimes, mais au tribunal correctionnel.

Le viol conjugal est occulté par son invisibilité, lorsqu’il a lieu entre les murs d’un domicile commun. Comme les autres violences sexuelles, il laisse peu de traces visibles : ni bleu, ni plaie. Le viol conjugal, crime du quotidien, est à l’opposé du fait divers.
Peu propice aux raccourcis accrocheurs, le sujet est éclairé par les contributions d’un collectif multidisciplinaire associant médecins, psychologues, sociologues et juristes. Ce livre montre l’urgence d’un infléchissement des pratiques judiciaires.

 


OFFERMANS  Anne-Marie  - Violences au sein du couple : les enfants en souffrance : Référentiel à destination des professionnels de santé : Comment détecter ? Comment accompagner ? Comment orienter ? - Bruxelles : Fonds Houtman, 2017 - 59 p.


Résumé
: Ce référentiel répond à un objectif principal : soutenir les professionnels de santé dans la détection précoce et l’accompagnement des familles concernées, qu’ils soient médecins généralistes, gynécologues, obstétriciens, pédiatres, pédopsychiatres, sages-femmes, travailleurs médico-sociaux, psychologues, kinésithérapeutes, assistants sociaux ou encore tout acteur impliqué dans la problématique. Il a comme porte d’entrée les parents, en gardant à l’esprit que ce sont les enfants in utero et âgés de moins de 4 ans qui sont visés in fine. L’enfant exposé se définit comme celui qui est témoin oculaire ou auditif des épisodes de violence entre ses parents ou encore s’inquiète des conséquences de la violence sans l’avoir vue ni entendue (constat de blessures, récit du parent, intervention policière ...) et vit dans la peur.

 

 

 

DURAND Véronique, Violences conjugales : chrétiens mobilisons-nous ! – Magazine La Vie, 21 novembre 2019 – PP.27-41



Résumé
: A l’approche du 25 novembre, le magazine La Vie choisit de parler des violences conjugales en rappelant que ces drames se logent dans les familles de nos entourages, là où précisément on le les soupçonne pas et qu’aucun milieu social n’est préservé. La journaliste rappelle la position de l’Eglise sur ce sujet et questionne sur le rôle des chrétiens dans l’aide à apporter. L’association, Une place pour elles, créée par la théologienne baptiste Valérie Duval-Poujol, invite à apporter le 25 novembre un soutien aux victimes par un geste simple. Ce premier pas en annonce bien d’autres. 

 

Géraldine Levasse,  « Enfants de femmes battues, les oubliés » – France 2, diffusé le 26 novembre 2019



Résumé 
: Dans le magazine Infrarouge, cinq jeunes adultes témoignent de l’enfer du huis clos familial qu’ils ont vécu petits. Kenny, Mélia, Louna, Sephora… racontent la peur, l’insécurité permanente, la tension psychologique, l’humiliation, l’impuissance, la colère aussi. Où trouver refuge pour s’en sortir quand les cris et les larmes envahissent le quotidien ? Comment faire pour ne pas se sentir coupable des disputes de ses parents ? Comment croire en l’amour plus tard ? Comment avoir confiance en soi, tout simplement ? Comment ne pas devenir violent à son tour ? Comment aimer son père ? Les violences conjugales laissent des blessures graves, parfois irréversibles chez les enfants. Un sujet trop longtemps passé sous silence et programmé à une heure bien trop tardive. 

 

GAMBART  Marie-Christine, La maison des hommes violents - Paris : Program33, 2017 – DVD - Durée 52 mn



Résumé:
 "À Arras, existe une structure unique en France dans l’accompagnement des auteurs de violences conjugales. Créé en 2008 à l’initiative de la Communauté Urbaine et du parquet d’Arras, le "Home des Rosati" héberge en permanence huit hommes pour des séjours de trois semaines à plusieurs mois. L’équipe d’encadrement y pratique un travail thérapeutique intense et préventif. Qui sont ces hommes violents ? Quelle prise en charge sociale et psychologique leur propose-t-on ? Le primat de l’éducatif sur le répressif mérite-t-il d’être développé en France ? C’est à ces questions, au cœur du débat actuel sur les violences conjugales, qu’entend répondre ce film, à travers le suivi, au jour le jour, de six de ces hommes, de leur arrivée jusqu’à leur départ." (extrait du site de l'Adav)

 

 

Asméraldia, là où les larmes du monde ne pourront plus nous tomber dessus

Ce spectacle, actuellement sur Lyon, explore les violences intra-familiales et conjugales à travers les yeux de deux enfants. « Asméraldia » aborde les thèmes de l'emprise et de la reproduction de la violence, en alternant entre le monde onirique des enfants et celui de leurs parents, sombre et brutal. Cet univers parfois poétique, parfois glaçant, est renforcé par une mise en scène visuelle millimétrée et une création musicale originale accompagnant le parcours des personnages. Le 8ème Sens offre un voyage poignant, brutal, où le spectateur est tenu en haleine jusqu'au dénouement final.

Extrait : https://www.youtube.com/watch?v=HMzyZcqHgIg 

 

 

Retrouvez l’ensemble de ces informations sur notre portail documentaire : http://viffil.centredoc.fr 

Consultez notre site Internet : www.viffil.com

VIFFIL - Ressources documentaires novembre/décembre 2019Thu Nov 19 2020 11:46:12 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)
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