[Arrêt sur recherche] Dialogue pratique sur la justice restaurative en matière pénale

Publié le lundi 08 avril 2024
Accueil EvènementsArrêt sur recherche "hors les murs" sur la justice restaurative

L'Institut des Etudes et de la Recherche sur le Droit et la Justice organise, le 5 juin 2024, une rencontre "L’arrêt sur recherche hors les murs” à la Fondation Universitaire à Bruxelles. A cette occasion, il sera présenté un bilan du déploiement de la justice restaurative dans une perspective comparative européenne France/ Belgique.

institut des études et de la recherche sur le droit et la justice

Arrêt sur la recherche "Hors les murs"
Dialogue pratique sur la justice restaurative en matière pénale
Regards croisés franco-Belge

5 juin 2024
de 10h15 à 12h15

Fondation Universitaire
11 rue Egmont
Bruxelles (Belgique)

Inscription
(Inscription possible en présentiel ou en distanciel)

 

Les débats seront présidés par Madame Françoise TULKENS, Présidente du Conseil scientifique de l’IERDJ, ancienne vice-présidente de la Cour européenne des droits de l'Homme et Madame Valérie SAGANT, Magistrate, Directrice de l’IERDJ

Des intervenants issus du monde professionnel franco-belge complèteront ce panel. 

Au travers de travaux récents sur le sujet soutenus ou primés par l’IERDJ que sont le rapport de recherche collectif et pluridisciplinaire dirigé par Madame Sandrine Lefranc sur “Pratiques et effets de la Justice restaurative” (à paraître) et la récente thèse de Madame Delphine Griveaud, intitulée “La justice restaurative en France. Sociologie politique d’un “supplément d’âme” à la justice pénale” (Prix Carbonnier 2023), la rencontre permettra à des chercheurs de disciplines variées et des professionnels de secteurs et de nationalités différentes de comparer les typologies, les mesures de justice restauratives, leur implantation et leurs effets.

La justice restaurative est désormais une réalité avec des règles juridiques qui l’encadrent, des procédures qui en permettent la mise en œuvre, des institutions et des acteurs qui la pratiquent. Mais a-t-elle pour autant une existence stable et une intégration pleine et entière dans la justice ? Si elle donne à voir les transformations continues de la justice d’Etat face aux différentes difficultés qui la traversent, interrogeant notre manière de “faire justice” aujourd’hui, elle montre notamment comment l’institution pénale est progressivement transformée par des attentes en termes d’écoute, de dialogue et d’empathie (...). 

Fort de ce constat, chercheurs, acteurs, institutions, mais aussi organisations de la société civile sont actuellement à la recherche de modèles solides et de pratiques structurées et ce dans divers pays. La Belgique semble avoir davantage d’expérience et de structures permettant son appréhension et sa mise en œuvre. La France cherche pour sa part à s’en pourvoir souhaitant passer d’une phase “d’expérimentation” à une phase de “généralisation”. D’autres pays en Europe commencent seulement à se doter de principes législatifs pour la consacrer. Si des disparités et des expériences variées existent à travers l’Europe, le mouvement est lancé depuis la déclaration de Venise du Conseil de l’Europe qui prône dans chaque Etat membre “une mise en œuvre à grande échelle, de la justice restaurative, de ses principes et de ses méthodes, en tant que complément ou, le cas échéant, en tant qu’alternative aux procédures pénales, ou dans le cadre de celles-ci, visant à la désistance de la criminalité, à la réinsertion des délinquants et au rétablissement des victimes”. 

Les intervenant.e.s

  • Delphine Griveaud, sociologue et politiste. Elle enseigne en tant qu’A.T.E.R. à l'Université Paris Nanterre, rattachée à l’Institut des sciences sociales du politique. 
  • Sandrine LEFRANC, directrice de recherche au CNRS et membre de la faculté permanente de Sciences Po Paris. 

 

 

arrow_upwardTOP