[Collectif ALERTE] Lettre ouverte au Premier ministre sur les conséquences immédiates et à venir de la crise sanitaire sur les personnes les plus précaires
Publié le mardi 07 avril 2020La lettre adressée à Edouard Philippe le 3 avril dernier vise à transmettre les inquiétudes du collectif Alerte (dont Citoyens & Justice est membre) sur le devenir des personnes en situation de précarité face à la crise sanitaire et sur les mesures de sortie de crise.
Lettre du collectif ALERTE adressée à Edouard Philippe
En dépit des mesures prises par le Gouvernement dès le début de la crise, certains publics en grande précarité n’ont pas encore été pris en compte (personnes à la rue, vivant en squats ou bidonvilles, les Mineurs Non Accompagnés etc.). Ainsi il est urgent « d’assurer la protection de leur santé et la couverture de leurs besoins vitaux » comme l’accès à l’eau potable, à des douches, des toilettes, au minimum d’alimentation nécessaire pour vivre.
Le collectif Alerte « insiste sur la nécessité de préserver les droits de l’ensemble des personnes présentes sur le territoire, quelle que soit leur situation administrative ».
La crise sanitaire impactant fortement le quotidien de ces personnes vulnérables, le collectif souhaite également que le Gouvernement anticipe la sortie de la crise sanitaire afin d’éviter une crise sociale durable, avec des milliers de personnes à faibles revenus qui basculeraient dans la pauvreté.
« C’est pourquoi, le collectif ALERTE demande, dès la sortie de la crise, la mise en œuvre d’un plan de relance sociale ambitieux pour améliorer le pouvoir de vivre des plus modestes, avec notamment une revalorisation des minima sociaux et des aides au logement. La relance se doit d’être à la fois sociale et écologique, en investissant dans la rénovation des passoires thermiques, l’accès de tous à une alimentation saine et durable, ou encore à des modes de transport non polluants. Un tel plan aurait des effets positifs immédiats sur la consommation, dans un contexte économique affaibli par la crise sanitaire, tout en contribuant à réorienter l’activité pour faire face aux défis écologiques qui, eux non plus, n’attendent pas. »






